Portrait d’association : Association Pass pour la réussite en Nouvelle- Calédonie

 

Bonjour Papara Peva !

Pouvez-vous nous présenter l’association Pass pour la Réussite ?

Pass pour la Réussite est un Programme d’Accompagnement et de Soutien Scolaire.
C’est une association Loi 1901 qui existe depuis maintenant 10 ans.  Le dispositif est lancé en 2006 sur les communes de l’intérieur de la province Sud, puis en 2007 il s’étend progressivement sur les communes  de l’agglomération en touchant Nouméa et le Mont Dore.  Elle finit de s’implanter sur l’ensemble des communes en 2010.
Elle compte 8 permanents, 15 agents PPIC (Programme Provincial d’Insertion Citoyen) mis à disposition par la province Sud, une centaine d’intermittents et des salariés de PASS.
Elle est pilotée par un conseil d’administration composé de 9 membres issus du milieu de l’enseignement. La structure est dirigée depuis sa création pour Mr Jean Pierre DENNEMONT.

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Quel est le but de votre association ?

Cette association a pour but de contribuer à la réussite des enfants scolarisés en province Sud, notamment par la mise en œuvre d’actions d’accompagnement scolaire par le renforcement de l’implication des parents dans le rôle éducatif.

Quels types d’actions menez-vous ?

Nous menons 3 types d’actions aujourd’hui avec la collaboration de la province Sud :

  1. L’action générale qui est orientée essentiellement sur de l’aide aux devoirs, à travers la méthodologie et le comportement
  2. Les internats d’excellences de la Foa et Bourail
  3. L’action AJIR en agglomération dans le cadre du plan « engagez-vous ».

A quoi ressemble le quotidien de votre association ?

Notre quotidien s’articule autour de 3 actions principales :

  • Inscrire les enfants dans le programme en relation avec les établissements scolaires et les familles,
  • Réunir l’ensemble des conditions humaines et matérielles pour l’ouverture de groupes
  • Et enfin se déplacer sur le terrain tous les soirs pour le suivi et le contrôle de l’action mise en place

Y a-t-il une action dont vous êtes particulièrement fier ?

Oui, la 1ère action dont je vous ai parlé, qui fait partie de notre quotidien : l’inscription des enfants au programme.

Ce qui me satisfait en général c’est de faire le bilan des 30 semaines d’activités passées avec les enfants. On se rend compte de l’utilité de notre action, qu’elle est complémentaire à celle de l’école et qu’elle apporte beaucoup à l’épanouissement personnel de l’enfant. Il m’arrive parfois de croiser des parents pendant les grandes vacances, qui me disent merci.

Y a-t-il un projet que vous aimeriez mener mais que vous n’avez pas encore pu faire ?Capture d’écran 2016-07-06 à 14.07.25

Professionnellement, je suis partout à la fois et je fais beaucoup de choses en même temps car je coordonne une équipe tout en gérant des actions à distance. Tous les jours, je prends des nouvelles de ce qui se passe à l’ile des Pins, à Yaté, à Thio, etc… et ce n’est pas toujours évident car les situations ne sont pas les mêmes chaque jour.

Mais si mon quotidien était différent et me dégageait plus de temps, je pense que je ferais la somme des choses qui ne fonctionnent pas et j’essaierais de voir s’il y a une possibilité de faire autrement pour les améliorer, ça pourrait être la base d’un projet.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et comment vous avez créé / rejoint l’association ? Qu’est-ce qui vous motive dans cette association ?

J’ai débuté au poste d’accompagnateur scolaire en 2010. L’année suivante, j’ai été recruté au poste d’agent PPIC sur la commune de Nouméa (secteur de Magenta), et depuis 2012, j’exerce la fonction de Coordonnateur Général et de chef de pôle des communes de l’intérieur. J’ai toujours été d’une qualité généreuse, donc donner de mon temps pour des enfants qui ont en besoin me satisfait, c’est ma motivation au quotidien.

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés et comment les avez-vous surmontés ?

Je vais employer le mot difficulté plutôt qu’obstacle. L’adaptation a été ma première difficulté. Etant originaire de Tahiti, les cultures ne sont pas les mêmes. On doit faire face à plusieurs cultures différentes et plusieurs ethnies en Calédonie. Une petite anecdote, la première fois que j’ai dû faire une coutume mélanésienne, je suis allé chercher sur le net ce que représentait une coutume chez les Mélanésiens et comment généralement il fallait s’y prendre. J’ai été satisfait puisqu’en 2014, j’ai présenté une coutume au chef de la tribu de petit Couli à Sarraméa, un geste qu’il a accepté en retour.

Quel est le plus gros challenge de votre association aujourd’hui ?

Je pense que notre challenge se situe au niveau des échanges avec nos partenaires qui méritent d’être développés. En effet, il est important pour une association de mettre en place et nourrir ses échanges avec ses partenaires, pour PASS, avec les parents, les enseignants, les chefs d’établissements, etc… Car c’est ensemble qu’on pourra avancer.

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Et concernant les associations en général, quel est pour vous le challenge à relever ?

De vivre le plus longtemps possible !

 

Est-ce que vous auriez des conseils à donner à quelqu’un qui voudrait aussi se lancer dans un projet associatif ?

A mon avis, lorsqu’on se lance dans des projets associatifs, il est important de savoir pourquoi on s’engage et pour qui on le fait. C’est fondamental !

 

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Auriez-vous une anecdote à raconter ?

Je parlais plus haut du partenariat avec nos collaborateurs. En 2012 j’ai été affecté sur la commune de Paita, j’ai le souvenir de ma première visite dans une des deux écoles primaires privées. La Directrice de cette école m’avait fait comprendre qu’elle ne voulait plus entendre parler de PASS, car avant que je n’arrive, le secteur était coordonné par un autre agent qui lui avait causé des petits soucis. Le gros du problème se situait au niveau d’une clé d’une salle de classe, prêtée par l’école pour les besoins de notre activité et qui n’avait pas été restituée à la fin de l’activité de 2011.  Je me rappelle de ce que je lui avais dit, « je ne suis pas l’autre agent, il est plus que nécessaire de rétablir une confiance entre nous, et pour cela je m’engage à retrouver votre clé ».
Mon enquête a été fructueuse puisqu’une semaine après j’ai demandé un second rendez-vous avec la Directrice pour lui remettre en main propre cette fameuse clé. Depuis 2012, nos liens se sont beaucoup améliorés, puisqu’elle a décidé de faire partie de notre conseil d’administration au renouvellement du bureau 2015.

Que pensez-vous du projet REALIZ ?

Réaliz-coeur

Un projet innovant et intéressant ! Je vous souhaite en tout cas une bonne continuation pour la suite de votre aventure.

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